La RTBF diffusait ce lundi 12 mai le témoignage de plusieurs médecins actifs en prison qui dénoncent l’impossibilité de soigner correctement les détenus. Aujourd’hui, plusieurs associations actives dans l’univers carcéral publient une carte blanche au nom évocateur : “Soins de santé en prison : une urgence éthique et politique“.
Nous partageons pleinement les constats des soignants. Nous les observons chaque jour dans nos missions. Nous rencontrons des femmes et des hommes pendant leur détention, lors de leurs congés pénitentiaires, ou encore à leur sortie : tous les jours, nous sommes confronté∙es aux atteintes portées à leurs droits, à leur santé, à leur dignité”.
Les signataires de la carte blanche vont même plus loin : “Ce que nous affirmons aujourd’hui, c’est que l’organisation du système carcéral belge empêche de soigner. Et cela a des conséquences graves : sur les personnes détenues, sur les soignant∙es, mais aussi sur la société tout entière”.
Les associations ajoutent que la “case prison” pourrait même être une opportunité : “La prison est parfois le seul moment où des personnes en grande précarité entrent en contact avec des professionnels de santé : elle représente une opportunité de réaffiliation aux soins, avec un bénéfice à la fois individuel et collectif”.
(…)
Les signataires de la carte blanche appellent au transfert de compétences du SPF Justice vers le SPF Santé pour, écrivent-ils, “permettre d’amorcer un changement de culture : sortir d’une logique de contrôle pour entrer dans une logique de soin”.
Source : Les associations actives en prison soutiennent les médecins qui ont dénoncé l’impossibilité de soigner des détenus (RTBF, 13/05/2025)

Skip to content