Elles sont plus de 5.000 tous secteurs d’activités confondus, totalisant quelque 105.000 travailleurs à l’œuvre sur le territoire bruxellois. Santé mentale, crise du crack, insécurité, pauvreté, accueil des réfugiés… elles opèrent tous azimuts alors que les besoins de la population s’intensifient. Après plus de 500 jours sans gouvernement de plein exercice, ces associations, « maillon invisible du tissu social », traversent une période d’incertitude budgétaire aiguë, mettant en péril leur survie. A l’unisson, elles dénoncent une paralysie politique jugée irresponsable.
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L’association Projet Lama, qui offre un accompagnement aux personnes en situation de précarité et d’addiction, pâtit également de ce blocage institutionnel. Son dispositif d’aide socio-sanitaire Cover est mis en péril faute de vision claire pour l’avenir.
« Vingt-trois personnes travaillent dans des équipes mobiles actuellement. Elles interviennent en rue, dans des squats, en hébergement d’urgence… Elles vont là où se trouvent les personnes les plus vulnérables », explique Rémi Dekoninck, le coordinateur. « Ces 23 personnes sont dans l’incertitude la plus complète. Il s’agit de jeunes travailleurs qui sont pour la plupart dans des projets de vie et dans de telles circonstances, c’est difficile de se projeter. Beaucoup envisagent de quitter le milieu car ils veulent plus de stabilité », poursuit-il.
Le travailleur social craint dès lors que le secteur ne subisse une fuite des talents, avec en prime une perte de connaissance précieuses sur les méthodologies de travail, parfois bien spécifiques.
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Lire l’article : Le secteur associatif, “rongé”, vit “à la petite semaine” sans gouvernement à Bruxelles (BX1 / Belga, 28/10/2025)
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