La Cour constitutionnelle ouvrait la voie à une réduction ambitieuse des points de vente. Le gouvernement préfère rendre les produits du tabac à nouveau accessibles dans tous les magasins, grands et petits. La santé publique est sacrifiée aux intérêts commerciaux.
Une tribune de la Fondation contre le Cancer, Kom Op Tegen Kanker, La Ligue Cardiologique Belge, Le Fonds des affections respiratoires (FARES), Vlaams Instituut Gezond Leven, Soutien Et Prévention Tabagique (SEPT), Respiratoire Gezondheid-VRGT, L’Observatoire de la Santé du Hainaut, Diabetes Liga, Gezondheidsmakers vzw, Belgian Respiratory Society (BeRS), Belgian Lung Foundation (BeLF) publié dans La Libre ce 6 mai 2026
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Cette solution, également défendue par le ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke, aurait un impact considérable sur la santé de la population en envoyant le message clair que les produits de tabac, de par leur nocivité, n’avaient plus leur place à tous les coins de rue. Mais le gouvernement a choisi de faire marche arrière. Au lieu de restreindre davantage l’accessibilité de ces produits, à partir du 1erjanvier 2027, les produits de tabac pourront à nouveau être vendus dans tous les magasins. Bien loin d’un simple problème technique de dénomination, c’est un choix politique lourd de conséquences.
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Prétendre vouloir protéger les jeunes tout en abaissant le seuil d’accès aux produits de tabac est contradictoire. Ce n’est pas seulement une occasion manquée : c’est avant tout un choix. Un choix où des intérêts économiques semblent primer sur la protection de la population. Un choix difficilement justifiable, tant du point de vue de la santé publique que d’un point de vue économique. Les coûts de la consommation des produits de tabac, à court terme et à long terme, que ça soit sur la santé publique, sur la société, ou sur l’environnement, sont bien supérieurs.
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Lire la suite de la carte blanche : Tabac : le gouvernement choisit de reculer (La Libre, 6/05/2026)
