L’Arizona veut conditionner l’aide sociale des toxicomanes à un suivi médical (Le Soir)

Sorry, this entry is only available in français.

La ministre Van Bossuyt (N-VA) veut généraliser le Plan individuel d’intégration sociale à tous les bénéficiaires du revenu d’intégration. Ceux souffrant d’addictions devront accepter un accompagnement. Sinon, l’octroi de leur revenu sera suspendu.

(…)

L’intention est louable, reconnaissent les trois fédérations de CPAS du pays, qui ont rencontré Anneleen Van Bossuyt ce mercredi matin. Mais les modalités envisagées par la ministre posent clairement problème. Les fédérations bruxelloise et wallonne les ont d’ailleurs rapportées dans une note adressée à l’intéressé ce 5 juin. Et ce mercredi matin, les fédérations de CPAS ont réexprimé leurs craintes et leurs mises en garde. (…)

« Il y a des choses à faire avec les CPAS pour lutter contre les assuétudes, mais conditionner l’obtention du revenu d’intégration à cela, c’est une erreur », insiste Stéphane Leclercq, directeur de l’ASBL Feda Bruxelles qui, sur la Région, rassemble 31 associations actives dans le travail sur la consommation de drogues et sur les addictions. « L’addiction est une maladie », rappelle-t-il. […] Mais les services de premières lignes sont saturés et les assistants sociaux, pas armés pour poser un diagnostic, souligne-t-il encore.

Mais surtout, il rappelle : « La menace n’aide pas les gens à sortir de leur addiction. Car souvent, ils cumulent d’autres problèmes, comme celui du logement. Il faut donc collaborer avec les CPAS. Mais mettre en œuvre des règles différentes pour les personnes souffrant de cette maladie et pas pour les autres, c’est aussi quelque chose qui nous inquiète. »

(…)

Lire l’article : L’Arizona veut conditionner l’aide sociale des toxicomanes à un suivi médical (Le Soir, 25/6/2026)

Position des fédération des CPAS

(…) Les Fédérations de CPAS rappellent que l’addiction doit être appréhendée comme une maladie, voire comme une pathologie chronique complexe, et ne peut être réduite à un simple défaut de volonté.

Dans cette perspective, les Fédérations de CPAS considèrent qu’il serait incohérent, voire discriminatoire, de soumettre cette pathologie à un traitement plus sévère que celui réservé à d’autres affections relevant du champ de la santé.

(…) Les Fédérations de CPAS relèvent notamment qu’en matière d’assuétudes, les situations s’accompagnent fréquemment de troubles de santé mentale associés.

Elles rappellent également que le refus de soins ou le déni constituent souvent des composantes intrinsèques de la problématique elle-même.

Dans ce contexte, les Fédérations de CPAS estiment qu’une évaluation fondée sur la seule perception du travailleur social présente une fragilité particulière

Lire le positionnement : Réforme du PIIS – La Fédération des CPAS donne son avis (9/6/2026)

Partagez cet article :