Il faut ouvrir des salles de consommation à moindre risque (des « salles de shoot » comme on les appelle) et permettre d’utiliser les antidotes à certaines drogues dures. Tel est, en résumé, le message de la Fédération bruxelloise des institutions pour toxicomanes dans sa nouvelle campagne, dont le nom est « #STOP1921« .
Et parmi ces drogues dangereuses, un nouveau nom suscite de nombreuses craintes : le fentanyl. Il s’agit d’une drogue synthétique.
Ils se reniflent, s’avalent ou se boivent… le fentanyl et les autres opiacés de synthèse se répandent comme une traînée de poudre. Des drogues déjà repérées à l’échelle européenne. Mais le phénomène se précise chez nous.
Six décès en 2017
« C’est un produit que l’on n’avait pas vu chez nous avant 2015, explique Lies Gremeaux, responsable belge pour l’Observatoire européen des drogues. Mais ces dernières années, non seulement il est présent sur le marché belge mais on recense à présent des cas de décès. »
D’un mort en 2015 en Belgique, on est passé à six décès en 2017. « Il faut s’inquiéter de la présence du produit à Bruxelles mais également ailleurs en Belgique comme en Europe« , commente Sébastien Alexandre, directeur de la Fédération bruxelloise des institutions pour toxicomanes.
« Donner un cadre médical »
Pour ces institutions, la solution à ce fléau, c’est moderniser la loi drogue. Elle fête ses 97 ans ce samedi. « Il est impératif d’ouvrir des salles de consommation à moindre risque, poursuit Sébastien Alexandre. Tout comme il est nécessaire de permettre l’accès libre à la naloxone, qui est un antidote aux opiacés. Cela ne veut pas dire légaliser les drogues dures ! Cela signifie donner un cadre médical à ces drogues. »
Des recommandations qui sont au cœur de leur campagne.
Source : Une nouvelle drogue synthétique a fait son entrée sur le marché belge (RTBF)
