Crack : une crise qui met Bruxelles face à « un péril grave » (Le Soir)

Plusieurs indicateurs le démontrent, corroborant les observations des professionnels du secteur et les préoccupations d’une partie grandissante de la population : la « crise du crack » est bien là, faisant son lit sur une crise de la précarité qui avance tel un rouleau compresseur.

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Crise du crack il y a donc, même « s‘il me semble plus correct de parler d’une crise de la précarité car ce qu’on observe par rapport à ces usages, c’est qu’on a affaire à des personnes qui se trouvent dans une grande précarité », insiste Michaël d’Hogge. Un constat que partage Alain Maron (Ecolo), ministre francophone en charge des Affaires sociales et de la Santé à Bruxelles, en prise directe avec la problématique. « Il y a une véritable augmentation du problème, qui est totalement explosif. Il ne faut pas se voiler la face », dit-il.

La conjonction, déplore-t-il, de deux facteurs. D’un côté, l’augmentation « d’un public en errance auquel il est difficile de donner des perspectives », résultant à la fois de la politique d’asile et d’accueil du fédéral, mais aussi des conséquences économiques du covid et de la crise énergétique. D’autre part, un déferlement de la cocaïne sur la capitale.

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Agir sur les conditions de vie de consommateurs, généralement à l’origine de cette consommation, demeure à ce titre essentiel. Pour Michaël Hogge, c’est d’ailleurs la raison pour laquelle il faut sur ce sujet « impliquer les services sociaux actifs dans le logement et l’insertion professionnelle, les services spécialisés sur les addictions, les spécialistes de la santé mentale.

Lire l’article : Crack : une crise qui met Bruxelles face à « un péril grave » (Le Soir, 24/01/2024)

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