Publication du rapport « Consommation de drogues, réduction des risque et droit à la santé » du Conseil des droits de l’homme de l’ONU

La Rapporteuse spéciale de l’ONU sur le droit qu’a toute personne de jouir du meilleur état de santé physique et mentale possible, Tlaleng Mofokeng, a remis un rapport qui examine les enjeux autour des interventions de réduction des risques tout en montrant que celles-ci constituent des outils de transformation, au croisement de la santé et des droits de l’homme.

Dans ce document de référence, la Rapporteuse spéciale s’appuie sur les travaux qui ont été effectués précédemment par ses homologues qui ont analysé les incidences des politiques qui ont été menées dans le cadre de la « guerre contre la drogue », et qui ont contribué à créer des situations marquées par un accroissement des risques et des violations des droits de l’homme.

Après avoir rappelé d’une part les caractéristiques et implications de la réduction des risques, et d’autre part le cadre juridique international et les obligations des États en termes de droits de l’homme et de droit à la santé, la Rapporteuse propose une série de recommandations importantes en matière de réformes politiques, de leadership communautaire, de financements et de collecte de données. Il y est question notamment de :

  • Mettre fin aux pratiques et règles discriminatoires qui limitent l’éligibilité et l’accès aux services sociaux.
  • Prendre en compte les besoins et garantir l’accès aux programmes de réduction des risques des groupes vulnérables et marginalisés, tels que les populations noires et indigènes, les minorités, les personnes LGBTIQA+, les migrant·e·s, les personnes travailleuses du sexe, ainsi que les femmes.
  • Garantir un soutien politique et stratégique, ainsi que des financements stables, aux initiatives émanant des pairs.
  • Dépénaliser, modifier ou annuler les lois et politiques qui ont des effets néfastes sur le droit à la santé et perpétuent différents systèmes d’oppression tels que le racisme et le colonialisme.
  • Décriminaliser l’usage, la possession, l’achat et la culture de drogues à usage personnel et opter pour une régulation qui place au premier plan la protection de la santé et les droits des personnes.
  • Réviser le cadre juridique international régissant le contrôle des drogues afin qu’ils s’alignent mieux sur d’autres normes et dispositions internationales en matière de droits de l’homme, de droit à la santé et de réduction des risques.

Rapport « Consommation de drogues, réduction des risque et droit à la santé » du Conseil des droits de l’homme de l’ONU (A/HRC/56/52, mai 2024)

Télécharger le rapport

Source : Article basé sur la communication du GREA et du communiqué de l’IDPC

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