Monitoring des dépenses publiques en matière de politique drogues 2016-2021

La Cellule Générale de Politique Drogues a publié, en mai 2024, un « monitoring des dépenses publiques en matière de politique drogues 2016-2021 ». Ce monitoring a pour but d’apporter une vision sur les budgets alloués par les autorités publiques pour faire face à la consommation de substances psychoactives. Il ne reflète pas l’impact financier de la consommation de substances psychoactives et de ses conséquences. Il se limite aux dépenses auto rapportées des autorités publiques fédérales, régionales et communautaires sans prendre en compte les niveaux provincial et communal.

Ce monitoring s’inscrit aussi dans une dynamique européenne puisque ces montants sont rapportés à l’Agence Européenne sur les Drogues (OEDT).

Ce monitoring porte sur les années 2016 à 2021 et se divise en cinq grands chapitres qui représente les grands piliers de la politique en matière de substances psychoactives : la prévention, l’assistance, la sécurité/mesures administratives, la réductions des risques et les chevauchements politiques (monitoring, collaboration et harmonisation).

Télécharger le monitoring (publié en mai 2024)

En savoir plus

Dépenses publiques totales en matière de substances psychoactives

La politique belge en matière de drogues est une matière complexe et diversifiée qui a un impact dans un grand nombre de domaines. En moyenne, les gouvernements repris dépensent environ 1,5 milliard d’euros par an pour cette politique.

  • Ce graphique illustre la part très importante du secteur de l’assistance (soin) par rapport à tous les autres piliers.
  • Les dépenses en matière de prévention ne dépassent jamais le pourcent de l’ensemble des dépenses.
  • Les dépenses en matière de réduction des risques représentent environ 0,15% des dépenses (allant de 0,1% en 2016 à 0,23% en 2021).

Attention : les chiffres de 2021 sont fortement influencés par un changement dans l’enregistrement des données hospitalières. Notez également que ces dépenses représentent une estimation moyenne dont la plus grande partie provient du secteur de l’hospitalisation et des dépenses relatives à la justice. Le rapportage de ces montants est lacunaire et représentent plutôt une sous-estimation des dépenses réelles (par exemple : le monitoring ne reprend pas les données provinciales et communales).

Avertissement

L’objectif de ce monitoring est de faire l’inventaire des dépenses publiques en matière de drogues. Le monitoring est un exercice complexe qui fournit un aperçu des dépenses pour les politiques en matière de drogues en un instant donné, mais qui ne les évalue pas. De plus, le monitoring actuel n’est pas exhaustif : les données obtenues ne sont pas complètes et ne tiennent pas compte des dépenses effectuées aux niveaux provincial et local car ce n’était pas possible d’un point de vue méthodologique. En outre, il n’est pas toujours possible, par exemple, de ventiler les dépenses publiques en matière de prévention en fonction des substances, ou encore les méthodes de calcul des dépenses hospitalières sont des estimations des coûts réels et pourraient être révisées. C’est pourquoi la GCPD demande aux lecteurs de ce document de faire preuve de prudence dans l’interprétation des résultats. Le monitoring donne une image des dépenses publiques mais n’autorise pas de formuler des comparaisons entre substances ou entre années.