Très souvent, la seule solution présentée pour faire face à la dépendance est l’abstinence. Cependant, dans l’esprit de certains patients, se passer totalement d’alcool est inenvisageable. « Ils sont conscients que c’est nécessaire, mais ils pensent qu’ils n’en sont pas capables. Le médecin leur dit donc de revenir le consulter une fois qu’ils se sentent prêts. Et certains ne consultent tout simplement jamais car ils sont au courant de ce qu’on va leur proposer comme traitement et ils le refusent catégoriquement. C’est une des multiples explications à ce treatment gap », développe-t-il.
Si l’abstinence est évidemment plus que préférable en cas de dépendance sévère ou de mésusage associé à des comorbidités somatiques ou psychiatriques importantes, elle n’est pas le seul outil à disposition du thérapeute. Dans certains cas, la consommation contrôlée peut également être envisagée.
« Si seulement 10% des patients accèdent à un lien thérapeutique et que, parmi eux, seulement 10% sont abstinents à un an, cela signifie que seuls 1% des patients dépendants à l’alcool sont traités efficacement », résume le Dr Eric Paquet, expert de la cellule Alcool de la SSMG.
Lire l’article : Alcool : la consommation contrôlée, réelle alternative à l’abstinence ? (MediQuality, 1/7/2025)
Ressources pour les patients :
- Dossier « Alcool » sur Mon Généraliste
- Plateforme en ligne « Aide Alcool » (information, self-help, accompagnement en ligne)
Ressources pour les médecins à ce sujet :
- Fiche mésusage de l’alcool (SSMG)
- Réseau Alcool, la passerelle entre les patients et les professionnels de l’alcoologie
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