Santé en prison : il faut d’urgence renforcer les soins psychiatriques

L’Institut fédéral des droits humains (IFDH) et le Conseil central de surveillance pénitentiaire (CCSP) demandent au gouvernement fédéral de prendre des mesures concrètes et rapides pour mettre fin au manque structurel de soins psychiatriques dans les prisons. Cet appel vise à prévenir de nouvelles violations de droits fondamentaux, telles que celles qui ont été constatées par la Cour européenne des droits de l’homme en 2020 dans l’arrêt Jeanty.

0,2 psychiatre pour 1000 détenus

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), il n’y avait, en 2020, en Belgique que 0,2 psychiatre disponible pour 1 000 personnes en prison, contre une moyenne européenne de 1,3. Cette pénurie se reflète dans les indicateurs de santé mentale en prison : des chiffres récents du Conseil de l’Europe montrent que le taux de suicide dans les prisons belges est 25 % plus élevé que la médiane européenne, ce qui place notre pays parmi les plus mauvais élèves.

Ces chiffres préoccupants soulignent l’importance de garantir des soins de santé adaptés et de remédier au manque structurel de soins psychiatriques pour les personnes détenues.

➡️ Lire le communiqué (IFDH, 29/07/2025)

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