Le CBCS, la FdSS et la Ligue bruxelloise pour la santé mentale ont adressé un mémorandum à l’attention des négociatrices et négociateurs du budget régional bruxellois. Ils recommandent de s’appuyer sur le tissu associatif pour assurer la continuité des services à la population en établissant un moratoire sur les budgets des associations des secteurs de l’action sociale et la santé.
Introduction
Les associations jouent, à côté des services publics, un rôle démocratique vital : elles renforcent le pouvoir d’agir des citoyen·nes et font le lien avec les pouvoirs publics. Elles mettent en œuvre des missions de services (aux) publics et luttent contre les inégalité sociales, de santé, environnementales et d’accès à la culture.
Alors que Bruxelles fait face à une précarisation massive et à un sous-financement chronique du Non-marchand, la crise budgétaire actuelle (douzièmes provisoires, incertitude sur les « subsides facultatifs », allongement des délais dans les versements …) met déjà en péril de nombreux services à la population. On pense aux équipes mobiles d’aide aux plus précaires, aux services d’hébergement d’urgence, à des « lieux de liens », à certaines initiatives de cohésion sociale et d’accès à la culture. Et cette liste est loin d’être exhaustive.
Comme le souligne le tout dernier rapport du Service Interfédéral de Lutte contre la Pauvreté, ces problèmes accentuent la sursaturation des services de première ligne, la précarisation des postes, la déshumanisation des interactions et des parcours d’aide et de soins, ainsi qu’une hausse du non-recours aux droits. L’offre était déjà bien en-deçà de la demande et les crises successives ont accentué ce différentiel.
Il est essentiel de comprendre que le secteur associatif, dans la situation actuelle, est un atout pour Bruxelles et ses habitant·es : en maintenant avec peu de moyens une multitude d’aides, de soins, d’offres éducatives et culturelles, les associations font leur part pour non seulement amortir les effets des crises y compris budgétaires, mais aussi permettre aux bruxellois·es de devenir ou rester acteurices du développement de la Région, de son tissu socio-économique et de son rayonnement culturel. Soutenir ce secteur contribue à réduire les coûts pour la Région.
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