Opinion • La Belgique sécuritaire fabrique-t-elle sa propre violence ? (La Libre)

À force de penser la sécurité contre certains corps — précaires, racisés, étrangers —, la Belgique produit une insécurité collective durable, avec des conséquences graves sur l’équilibre mental et la cohésion sociale.

Une chronique « J’assume » de Binta Liebmann Diallo, infirmière sociale, fondatrice de l’ASBL Dispensaire Social et de DentalFLUX et étudiante en santé publique (politiques et systèmes), publiée dans La Libre.

(…) La question des drogues illustre ce même aveuglement. La consommation visible inquiète, à juste titre. Mais répondre à une détresse sanitaire par la répression est une impasse documentée. Sans accès aux soins, à l’accompagnement et à la réduction des risques, la consommation devient plus dangereuse. La réponse sécuritaire ne résout rien : elle déplace les problèmes et accroît l’insécurité.

Dans ces espaces saturés de dispositifs sécuritaires, devenus centraux dans les politiques publiques, deux formes d’insécurité coexistent. Celle, évidente, de personnes sans logement, souvent malades, abandonnées à un espace public qui ne leur offre ni soins ni protection. Et une autre, plus silencieuse : celle ressentie par les personnes racisées, exposées à la possibilité permanente d’un contrôle au faciès.

(…)

Lire la chronique de Binta Liebmann Diallo : La Belgique sécuritaire fabrique-t-elle sa propre violence ? (La Libre, 10/02/2026)

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