Cette rubrique épingle des articles à lire ailleurs : il s’agit de notre revue de presse / revue de web.
30 ans de chiffres, 30 ans d’échecs : la prison au bord de l’asphyxie (RTBF)
La surpopulation carcérale n’a jamais été aussi criante en Belgique. Comment expliquer cette inflation carcérale et l’échec des politiques successives, quelle que soit la couleur politique du gouvernement en place ? Focus sur les données des 30 dernières années pour y voir clair. (suite…)
« Il ne faut jamais plus de trente minutes » : dans les campagnes wallonnes, la cocaïne circule partout et en grande quantité (RTBF)
Dans les zones rurales du sud du pays, des organisations criminelles structurées côtoient désormais les petits dealeurs locaux. La police est aujourd’hui confrontée à la professionnalisation des trafiquants de drogue. La cocaïne circule partout et en grande quantité, même dans de petites communes, parfois peu peuplées. Les consommateurs, de plus en plus jeunes, viennent de tous les milieux sociaux. Face à cela, les autorités locales ont fait de la lutte contre le narcotrafic une priorité, même si elles sont parfois dépassées par des réseaux criminels internationaux aux multiples ramifications. (suite…)
Obliger les toxicomanes à se sevrer pour avoir droit à l’aide sociale ? (La Libre)
L’accord Arizona veut intégrer les cures de désintoxication dans les Projets individualisés que les personnes ayant des problèmes d’assuétude signent avec les CPAS.
(…) Dans le secteur de l’aide aux toxicomanes, déjà submergé par les besoins d’aide, la petite idée de l’Arizona passe très mal. D’abord parce que, pour avoir des chances de succès, l’envie d’arrêter de consommer doit venir de la personne. Ensuite, parce que les dispositifs actuels sont sursaturés en raison de l’explosion du phénomène des drogues et de l’augmentation de la grande précarité dans une société qui se désagrège. (…) (suite…)
Le milieu associatif paie le prix de la crise bruxelloise (BX1)
Aujourd’hui, nombreuses sont les associations qui paient le prix fort face à l’absence de gouvernement. Avec des subsides souvent retardés et non indexés, beaucoup ont dû réduire la voilure. Exemple chez Dune, une ASBL visant à réduire les risques liés à l’usage de drogues en milieu précaire. (suite…)
Malgré l’interdiction, on continue à fumer au bord de terrains de football (RTBF)
Depuis un peu plus d’un an, fumer dans certains endroits est plus risqué. Fini par exemple d’en griller une à moins de dix mètres de l’entrée d’un hôpital, d’une crèche ou encore d’une école. Interdit également de fumer dans une plaine de jeux ou près d’un terrain de sport. Des interdictions qui, visiblement, ont encore du mal à être respectées. (suite…)
Meta et YouTube accusés d’être « nuisibles pour la santé », le « moment tabac » des réseaux sociaux (Le Soir)
Ils savaient. Et n’ont rien fait. Comme autrefois les cigarettiers, les réseaux sociaux sont accusés d’avoir sciemment conçu des algorithmes d’addiction pouvant nuire gravement à la santé mentale. La justice américaine leur demande des comptes. (suite…)
Psychiatrie : quel bilan pour les équipes mobiles d’urgence psychiatrique (EMUT) ? (BX1)
Les équipes mobiles d’urgence psychiatrique (EMUT) existent depuis deux ans au CHU Saint-Pierre, afin de mieux prendre en charge les crises psychiatriques sur le terrain. Aujourd’hui, l’heure d’un premier bilan pour ce projet pilote, qui sera bientôt élargi à d’autres lieux.
Treize des 21 réseaux de santé mentale pour adultes ont déjà démarré des interventions dans le cadre du projet national de psychiatrie d’urgence de proximité, inspiré du dispositif bruxellois EMUT (Équipe Mobile d’Urgence), a indiqué lundi François Wyngaerden, expert au SPF Santé publique en charge de la psychiatrie d’urgence. Un an après le lancement de l’appel à projets, le déploiement progresse dans la majorité des réseaux du pays.
Le projet EMUT, lancé à Bruxelles en novembre 2023, permet à des professionnels de la santé mentale d’intervenir, en appui de la police, lors de situations de crise psychiatrique aiguë. Ces équipes évaluent la situation sur le terrain, privilégient la désescalade et orientent les personnes vers la prise en charge la plus adaptée, en favorisant des alternatives humaines aux hospitalisations sous contrainte.
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La vente régulée de cannabis dans le canton de Vaud concurrence le marché noir (Le Temps)
Une étude d’Addiction Suisse analyse pour la première fois les caractéristiques des produits du cannabis vendus sur le marché noir. L’essai pilote lausannois concurrence ce marché illégal et lui a retiré près de 1 million de francs de chiffre d’affaires en 2024.
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La N-VA veut rendre obligatoire le placement des femmes enceintes toxicomanes afin de protéger l’enfant à naître (VRT)
La N-VA, dans la majorité fédérale, dispose d’une proposition de loi visant à rendre obligatoire le placement des femmes enceintes toxicomanes. « Chaque enfant mérite un bon départ dans la vie, et un bébé né d’une mère toxicomane n’y a pas droit », affirme la présidente des nationalistes flamands. (suite…)
Des soirées «stupéfiantes»: accompagner plutôt que punir (Alter Échos)
Alors que la « guerre » contre la drogue se solde par un échec sanitaire et social, notamment dans la capitale, des acteurs de terrain défendent une autre voie, celle de la réduction des risques. Un modèle qui peine à s’imposer face à une politique répressive qui absorbe l’essentiel des financements publics.
« Nous partons du principe qu’il n’y aura jamais de gouvernement à Bruxelles » (La Libre)
Cela fait plusieurs mois que les conséquences de l’absence de gouvernement à Bruxelles sont dénoncées par de nombreuses associations. Emplois non remplacés, licenciements, chômage économique ou réduction des services, le secteur associatif bruxellois est à l’agonie. (suite…)
Projet Lama : missions réduites faute de subsides, catastrophe socio-sanitaire en vue des personnes en errance à Bruxelles (RTBF)
Bientôt 600 jours que la Région Bruxelloise est sans gouvernement. Une conséquence concrète et bien visible de cette paralysie touche les associations dont les subsides ne sont pas renouvelés, faute d’exécutif en bonne et due forme. Parmi elles, le projet Lama vient en aide aux personnes en errance, souffrant d’addiction et de problèmes de santé mentale. Depuis le 1er janvier 2026, ses effectifs sont passés de 30 employés à 10 et ne comptent plus aucun médecin, alors que les besoins sont criants. (suite…)
