Témoignage • La route du Lyrica (Médor n°41)
Le Lyrica en exil, c’est comme l’alcool, c’est pour s’assommer, oser dormir dehors, oublier la violence, sortir quelques minutes de la souffrance. Le docteur Richelle rappelle que « le parcours migratoire aggrave le risque d’addiction, car il est synonyme d’exclusion sociale et d’exposition à des traumas ». En plus, son statut de médicament favorise même son détournement : « Les consommateurs voient le Lyrica comme un traitement plutôt que comme une drogue. »
