Cette étude transversale, publié dans le Harm Reduction Journal, met en lumière la forte stigmatisation que subissent les femmes enceintes souffrant de troubles liés à l’usage de substances (TUS) et bénéficiant de soins prénataux.
Stigmatisées, ces femmes enceintes, sont plus susceptibles de retarder leurs soins prénataux ou de recevoir des soins prénataux inadéquats.
Les résultats suggèrent qu’une stigmatisation internalisée et spécifique à la source plus élevée, notamment pour la consommation d’opioïdes et de stimulants, peut contribuer à un retard dans les soins prénataux et soulignent la nécessité d’interventions visant à réduire la stigmatisation chez les femmes enceintes souffrant de troubles liés à l’usage de substances. De plus, ces résultats suggèrent que les femmes enceintes bénéficiant d’avantages sociaux, comme un niveau d’études plus élevé, peuvent être confrontées à une stigmatisation spécifique liée à la consommation de substances. Ces résultats mettent en évidence la nécessité de soins de santé empathiques et adaptés aux besoins et aux diverses expériences vécues par les personnes confrontées à une grossesse et à un trouble lié à l’usage de substances.
Références :
McKinnon, H.F., Fair, M.L., Teel, J. et al.
Perceptions of stigma of pregnant individuals experiencing substance use disorder receiving prenatal care at magdalene clinic: a cross-sectional study
Harm Reduction Journal 23, 29 (2026)
https://doi.org/10.1186/s12954-025-01377-8
Un autre étude récente sur le sujet : Gérer les tensions liées autour de la réduction des risques en soins périnataux : perspectives des prestataires de services
Des recherches récentes suggèrent que les prestataires de services sont confrontés à des dilemmes lorsqu’ils mettent en œuvre une approche de réduction des risques auprès des femmes enceintes ou mères consommatrices de substances. Cette étude vise à : (1) décrire les pratiques de réduction des risques périnataux ; (2) décrire les tensions qui découlent de l’application d’un cadre de réduction des risques périnatals ; et (3) examiner comment les prestataires de services gèrent ces difficultés.
Références :
Sophia Dobischok, Maya Nader, Marie-Ève Goyer, Karine Hudon, Nadia L’Espérance, Dennis C. Wendt, Léonie Archambault
Negotiating the tensions of applying a perinatal harm reduction approach: Service providers’ perspectives
Journal of Substance Use and Addiction Treatment, Volume 185, 2026, 209911.
https://doi.org/10.1016/j.josat.2026.209911

