Les écrans et les réseaux sociaux font désormais partie intégrante de la vie des enfants et des jeunes. Cependant, leur utilisation excessive peut nuire à la santé, tant physique que mentale.
Pour relever ce défi sociétal, le Conseil Supérieur de la Santé (CSS) formule des recommandations visant à réduire les risques liés à l’utilisation des écrans et des réseaux sociaux tout en préservant les avantages potentiels des technologies numériques pour les enfants et les jeunes.
Il n’existe pas encore de consensus sur la définition ou la légitimité clinique d’une « addiction aux médias sociaux » ou d’une « addiction au smartphone ».
Malgré ces incertitudes, la littérature montre que certains types d’usage des médias influencent la santé et le bien-être en fonction du contenu, du contexte et des caractéristiques individuelles, plutôt qu’en raison de la seule durée d’exposition. Même de petits effets peuvent s’accumuler et produire des conséquences importantes à long terme. L’âge est un modérateur essentiel : les jeunes enfants sont particulièrement vulnérables, et les adolescents, dont le cerveau est encore en développement, sont exposés à des risques spécifiques liés à la comparaison sociale, à la construction identitaire et à la sensibilité à la récompense.
Le CSS préconise une approche intégrée axée sur :
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Prévention et éducation : améliorer l’accès aux activités hors ligne, renforcer la maîtrise des médias et les compétences socio-émotionnelles, former et soutenir les parents, les professionnels de l’éducation et de la santé
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Soutien et dépistage : renforcer les services de prévention et de soutien, intégrer une évaluation de l’exposition aux écrans dans les contrôles de santé
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Réglementation : garantir la responsabilité des plateformes grâce à la transparence des algorithmes, aux principes de « sécurité dès la conception » et à une surveillance plus stricte des contenus
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Recherche et gouvernance : création d’un centre d’audit indépendant
