IDPC : Pourquoi les États membres doivent rééquilibrer la stratégie européenne en matière de drogues – avant qu’il ne soit trop tard

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Logo IDPCLe jeudi 4 décembre, la Commission européenne a présenté sa nouvelle stratégie européenne en matière de drogues lors d’une conférence de presse à Bruxelles. Pour l’instant, ce document n’est qu’une communication de la Commission et les États membres auront la possibilité d’adopter un texte définitif dans les prochains mois.

Bien que la stratégie de l’UE en matière de drogues ne soit pas juridiquement contraignante pour les États membres, elle constitue un cadre de référence important pour les politiques et stratégies nationales en la matière. À ce titre, la promotion d’une stratégie équilibrée, respectueuse des droits et axée sur la santé peut contribuer à garantir une priorité (et une allocation des ressources) à la réduction des risques et aux traitements et soins fondés sur des données probantes. À l’inverse, une stratégie en matière de drogues orientée vers la sécurisation risquerait de renforcer les politiques répressives et les politiques de lutte contre l’abus de drogues déjà observées dans certains pays de l’UE, avec des conséquences dévastatrices pour les populations concernées.

La stratégie devant être discutée cette semaine avec les États membres de l’UE, vous trouverez ci-dessous une brève analyse du document destinée à éclairer les discussions.

L’International Drug Policy Consortium (IDPC) exhortent les États membres de l’UE à n’adopter la stratégie qu’après un examen préalable visant à garantir son équilibre et à préserver le rôle central de la santé et de la réduction des risques dans l’approche européenne en matière de drogues.

➡️ Lire la suite de l’article de l’IDPC :  Why Member States must rebalance the EU drug strategy – before it’s too late, IDPC, 7/12/2025

Extraits :

La Commission a choisi de compléter la stratégie par un plan d’action axé exclusivement sur la lutte contre le « trafic de stupéfiants ». Il s’agit d’une rupture majeure avec la tradition, l’UE ayant toujours veillé à ce que ses stratégies et ses plans d’action couvrent tous les aspects de la politique en matière de drogues. Cette approche profondément problématique risque fort d’entraîner un déséquilibre total en faveur de la réduction de l’offre.

Cette tendance à privilégier la répression des infractions liées aux stupéfiants au détriment de la santé dans les politiques en matière de drogues n’est pas nouvelle pour la Commission. Le processus d’élaboration de la précédente stratégie avait déjà été vivement critiqué par la société civile pour son approche exclusivement axée sur la répression des infractions et la réduction de l’offre de stupéfiants, ce qui avait finalement conduit les présidences allemande et portugaise à rejeter le projet de la Commission et à élaborer une stratégie et un plan d’action entièrement nouveaux pour 2021-2025, beaucoup plus équilibrés et respectueux des droits humains.

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