Nombre d’études et de recherches pointent des enjeux à investir par le secteur social-santé bruxellois et des pistes pour passer à l’acte. Brusano, dans la revue Zinneke (#4), en propose une petite sélection, dont cet Éclairage sur l’explosion de la consommation de crack à Bruxelles.
(…) Comment expliquer cette « explosion » (selon les termes de professionnel·les) de la consommation de crack à Bruxelles et comment y faire face ? Un rapport publié en mars par Safe.Brussels et des chercheurs spécialisés de l’Instituut voor Sociaal Drugsonderzoek de l’Université de Gand apporte quelques éléments de réponse. Une précision s’impose d’emblée : l’augmentation de la consommation de crack et sa visibilité dans l’espace public ne sont pas propres à Bruxelles ; le phénomène est international.
(…) Des interventions spécifiques comme les politiques de réduction de risques et l’ouverture prochaine d’une deuxième Salle de Consommation à Moindre Risque (SCMR), Link-Up, à Molenbeek, ont leur utilité. Néanmoins, les services dédiés sont insuffisants pour répondre efficacement à l’ensemble des besoins de ces personnes.
Le rapport de Safe.Brussels préconise ainsi une approche intégrée et structurelle agissant aussi sur les causes socio-économiques sous-jacentes à la consommation de crack : l’accès au logement, la lutte contre la pauvreté et l’amélioration de l’accessibilité aux soins de santé. Ce qui implique la collaboration de tous les services sociaux et de santé généralistes.

