La Commission fédérale suisse pour les questions liées aux addictions et à la prévention des maladies non transmissibles (CFANT) vient de publier une prise de position ainsi que trois fiches d’information relatives à la situation juridique de la remise de cocaïne dans divers contextes:
- Bases légales relatives à la recherche sur la cocaïne ou des substances pour un traitement agoniste (de substitution)
- Prescription médicale de cocaïne comme forme de traitement et enfin
- Remise de cocaïne à des fins de réduction des risques et des méfaits.
➡️ Accès à la prise de position et aux fiches d’informations de la CFANT
La situation juridique décrite dans les fiches d’information, caractérisée en partie par des bases légales nécessitant des clarifications et en partie par l’absence de bases légales, expose les personnes souffrant de dépendances sévères aux forces du marché noir ; la grande disponibilité et les prix bas facilitent la consommation et compliquent ainsi la stabilisation des conditions de vie.
La CFANT estime que cette situation n’est pas compatible avec la politique des quatre piliers en matière de dépendances. Les chercheurs, les médecins ainsi que les professionnels de l’aide aux personnes dépendantes ont besoin de lignes directrices claires, applicables en pratique et contraignantes, concernant l’utilisation de la cocaïne dans la recherche, la thérapie et la réduction des risques en lien avec la consommation de crack. La CFANT soutient les efforts visant, notamment par des projets pilotes, à trouver des solutions permettant d’améliorer la santé des personnes consommatrices et la sécurité dans les villes. Là où des lacunes juridiques entravent l’innovation, celles-ci doivent être comblées.
