Face à l’urgence de santé mentale et aux dérives des algorithmes, la Commission européenne muscle son arsenal législatif. Avec le futur Digital Fairness Act, Bruxelles s’attaque directement au cœur du moteur économique des géants de la tech : le design de l’addiction.
(…)
« La question n’est pas de savoir si les jeunes doivent avoir accès aux réseaux sociaux, la question est de savoir si les réseaux sociaux doivent avoir accès aux jeunes », a déclaré Ursula von der Leyen lors de son allocution au Sommet européen sur l’IA et l’enfance. Elle a ajouté que « nous ne devons pas accepter les designs addictifs des réseaux sociaux », qualifiant ces mécanismes de « plus grand piratage cérébral de l’histoire de l’humanité ».
Au-delà de la protection des mineurs, ces mesures devraient aussi avoir un impact direct sur le quotidien des professionnels en entreprise. La réduction des sollicitations algorithmiques et des interfaces conçues pour capturer l’attention pourrait de fait favoriser une meilleure concentration et réduire la fatigue numérique qui pèse sur la productivité.
(…)
Lire l’article : Régulation : L’Europe déclare la guerre aux « designs addictifs » et au business de l’attention (ZDnet, 12/05/2026)
Pour aller plus loin :
