Les salles de consommation à moindre risque, un maillon oublié du parcours de soins ? (Le Journal du Médecin)

Encore peu structurées dans le champ médical belge, les salles de consommation à moindre risque (SCMR) font l’objet d’un nouvel éclairage à travers une série d’auditions parlementaires en Wallonie. Médecins, psychologues, juristes et représentants d’agences sanitaires y dépeignent un dispositif à la fois prometteur et fragilisé.

Les salles de consommation à moindre risque (SCMR) s’inscrivent dans une stratégie de santé publique centrée sur la réduction des risques liés à l’usage de drogues. Leur principe : offrir un espace sécurisé, sous supervision professionnelle, où les personnes peuvent consommer des substances dans de meilleures conditions d’hygiène, tout en bénéficiant d’un accompagnement sanitaire et psychosocial.

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S’il fallait un symbole de l’ambivalence belge en matière de politique des drogues, les SCMR en seraient le parfait exemple. Portées par une approche humaniste, centrée sur la santé et l’accompagnement, elles évoluent dans un cadre juridique ambigu, voire hostile. En l’absence d’une loi fédérale autorisant explicitement leur fonctionnement, ces structures se maintiennent sur des bases locales fragiles, souvent sous la forme d’accords de non-poursuite tacites avec les autorités judiciaires.

Lire l’article : Les salles de consommation à moindre risque, un maillon oublié du parcours de soins ? (Le Journal du Médecin, mai 2025)

Visionner l’Audition sur les SCMR au Parlement de Wallonie (avec l’intervention de la Fédito Wallonne dès la 43’)

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