Focus sur l’international : Après l’Allemagne, la Suisse envisage la régulation du cannabis (AIDQ)

Alors que l’Allemagne a légalisé le cannabis récréatif, un autre pays européen se penche sur la régulation encadrée de cette substance : la Suisse. Le 29 août 2025, la Commission de la santé du Conseil national (CSSS-N) a ouvert une consultation sur le projet de Loi sur les produits cannabiques (LPCan), visant à encadrer la production, la vente et la consommation de cannabis sur le territoire helvétique.

Pourquoi une loi ?

Aujourd’hui, le cannabis est interdit en Suisse. Pourtant, de nombreuses personnes en consomment, et l’interdiction actuelle n’empêche ni la production, ni le trafic, ni la vente. Le marché illégal reste lucratif, mobilise d’importantes ressources policières et judiciaires, et expose les consommatrices et consommateurs à des produits non contrôlés et parfois dangereux. La LPCan ambitionne de reprendre le contrôle du marché, encadrer la production et la vente, tout en mettant en place des mesures de prévention et de réduction des risques. L’objectif premier de la loi est la santé publique, en protégeant la population des effets nocifs du cannabis.

Les grands principes de la LPCan

  1. Régulation intelligente : légaliser ne signifie pas tout permettre. La LPCan responsabilise les usager·es tout en protégeant les jeunes grâce à des règles strictes sur l’âge, la production, la vente et la prévention.
  2. Protéger la santé : contrôle de la qualité et de la sécurité des produits, formation obligatoire du personnel de vente, promotion de produits à moindre risque, interdiction de la publicité.
  3. Réduire le marché illégal : l’argent dépensé bénéficie à l’économie légale plutôt qu’aux réseaux criminels, limitant le trafic et le deal de rue.
  4. Monitorer et évaluer : suivi étroit de la mise en œuvre et des effets de la régulation.

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Le GREA (Groupement Romand d’Études des Addictions), avec qui collabore régulièrement la féda bxl, se déclare globalement satisfait·e du projet et propose quelques améliorations. L’organisme met à disposition dix fiches synthétiques et la réponse complète à la consultation pour toute personne souhaitant contribuer à ce processus. La consultation est ouverte jusqu’au <strong »>1er décembre 2025.

Article / Source : AIDQ – Association des intervenants en dépendance du Québec 

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