Une nouvelle étude dirigée par Marie-Pierre Sylvestre, professeure à l’École de santé publique de l’Université de Montréal, examine la consommation de cannabis quatre à cinq ans après la légalisation canadienne en adoptant une perspective différente: plutôt que de se concentrer uniquement sur les cas à risque ou associés à des problèmes, elle met au jour les profils sociodémographiques, de santé mentale et d’habitudes de vie de ceux et celles qui présentent un faible risque de trouble lié à l’usage du cannabis (TUC).
(…) Marie-Pierre Sylvestre insiste sur les implications concrètes de l’étude: «Nos résultats soulignent l’importance des stratégies de réduction des méfaits et d’une éducation fondée sur des données probantes pour les politiques liées au cannabis.»
L’équipe recommande que les campagnes de santé publique fournissent une information factuelle sur les effets potentiels du cannabis, tant positifs que négatifs.
«Tout comme l’alcool, le cannabis est consommé depuis l’aube de l’humanité. La consommation de substances psychoactives comporte des risques, peu importe la substance. Pour les adultes qui souhaitent consommer du cannabis, il existe des pratiques pour en maximiser les bienfaits et réduire ces risques», conclut Guillaume Dubé.
Liens
Lire le communiqué : Cannabis: quel profil ont les adultes dont le risque de dépendance est faible? (Université de Montréal, 19/2/2026)
Accès à l’étude : «Factors associated with lower-risk cannabis use in adults in their mid-thirties», par Guillaume Dubé et ses collègues, publié le 10 décembre 2025 dans le Journal of Cannabis Research.
