Au 1er janvier 2026, une équipe mobile qui accompagne quotidiennement les personnes les plus vulnérables de Bruxelles pourrait cesser d’exister. Dans un contexte politique où l’absence de gouvernement régional paralyse les arbitrages budgétaires, des structures essentielles à la santé publique se retrouvent suspendues au-dessus du vide.
Il y a des catastrophes qui s’annoncent dans le fracas, des urgences qui mobilisent instantanément l’attention collective. Et puis il y a celles qui avancent à pas feutrés, invisibles aux yeux de la plupart, jusqu’au moment où il est trop tard pour en éviter les conséquences. C’est précisément ce type de crise silencieuse qui se profile à Bruxelles, dans l’indifférence presque générale.
Le Projet Lama regroupe plusieurs équipes mobiles dont Cover qui, depuis trois ans, arpentent les rues, les squats, les stations de métro et les centres d’hébergement d’urgence de la capitale pour aller à la rencontre de celles et ceux que notre système de soins peine à atteindre.
Carte blanche, publiée dans Le Soir le 12/12/2025, de Charlotte Martin, cheffe du Service des Maladies Infectieuses, CHU Saint-Pierre; David Hercot, coordinateur médical pour la cellule de médecine préventive et gestion des risques, Vivalis; Michel Roland, Médecin, Cover; Rémi Dekoninck, coordinateur, Cover; Pierre Mallebay-Vacqueur, directeur administratif et financier, Projet Lama; Kevin Moens, psychiatre et directeur médical, Projet Lama.

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