Cela fait plusieurs mois que les conséquences de l’absence de gouvernement à Bruxelles sont dénoncées par de nombreuses associations. Emplois non remplacés, licenciements, chômage économique ou réduction des services, le secteur associatif bruxellois est à l’agonie.
J’ai déjà dû licencier quatre personnes, et nous avons été contraints de mettre fin à nos maraudes, explique Catherine Van Huyck, directrice de Modus Vivendi, qui œuvre notamment pour réduire les risques liés à l’usage des drogues. La cause : des subventions non indexées et un manque de garanties. Une incertitude qui pèse sur cette directrice qui parle d’une situation « horrible ». » Depuis octobre, nous tentons par tous les moyens de tirer la sonnette d’alarme. Aujourd’hui, nous sommes écœurés, fatigués… » Elle regrette les conséquences « terribles » pour ceux qui ont pourtant besoin d’aide. (…)
Dans d’autres associations, des mesures encore plus drastiques ont déjà dû être prises. Le Projet Lama – qui offre notamment des services d’hébergement et d’accompagnement aux plus vulnérables – a dû mettre fin à un de ses projets. » Devant l’absence de réponses concrètes, nous avons donc été contraints de suspendre les actions de l’équipe. Un coup d’arrêt qui nous déchire », détaille un message publié sur le site internet du Projet Lama. (…)
Lire l’article : « Nous partons du principe qu’il n’y aura jamais de gouvernement à Bruxelles » (La Libre, 21/01/2026)
