L’économie du plaisir : comment une nouvelle approche des politiques de drogues pourrait économiser des millions (Forbes)

Une réflexion sur les coûts réels des politiques répressives et les bénéfices potentiels d’une approche centrée sur la maximisation des bienfaits permettrait de repenser les politiques « drogues », c’est ce qu’avancent plusieurs spécialistes dans un article de Forbes et leurs publications scientifiques.

Les politiques actuelles de lutte contre les drogues représentent un coût économique colossal – 193 milliards de dollars annuels rien qu’aux États-Unis – sans réduire significativement la consommation. En outre, il existe un angle mort majeur : les personnes ne consomment pas seulement en raison des traumatismes, de la pauvreté ou de pathologies. Elles le font aussi parce que cela leur fait du bien et recherchent plaisir, connexion ou sentiment d’appartenance.

Face à ce constat, des chercheur·ses et professionnel·les introduisent une idée pragmatique : et si les politiques de drogues partaient non pas de la peur, mais du plaisir ? Cette approche n’est pas nouvelle : les pratiques ancestrales d’Amérique latine et d’ailleurs utilisaient déjà les plantes psychoactives pour favoriser la vision et la connexion dans un cadre socialement défini.

Un constat frappant émerge des données de l’ONU : plus de 83 % des personnes qui consomment des drogues illégales le font sans développer de problématiques. Cette majorité a besoin d’informations adaptées et de services qui n’exigent pas l’abstinence.

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Lire l’article : The Economics Of Pleasure: How A New Approach To Drug Use Could Save Millions (Forbes, 18/8/2025)

Source : newsletter du RESPADD/FAA 153

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