Tribune • « Dépénaliser la simple consommation de drogues n’est pas une option idéologique : c’est une nécessité sanitaire et humaine. »

« Dépénaliser la simple consommation de drogues n’est pas une option idéologique : c’est une nécessité sanitaire et humaine. » Dans une tribune publiée le lundi 2 mars 2026, six associations s’associent à la Fédération Addiction (France) pour demander la dépénalisation de l’usage de drogues, faisant valoir que des morts pourraient être évitées.
Changer la loi pour sauver des vies : c’est le sens de la tribune publiée ce lundi 2 mars 2026 dans Têtu et signée par la Fédération Addiction, Aides, Actions Traitements, Act Up-Paris, Chemspause, l’ENIPSE et l’Inter-LGBT.

Prenant l’exemple du chemsex où, dans de trop nombreux cas, des personnes confrontées à une urgence médicale telle qu’une surdose hésitent ou tardent à appeler les secours par peur des sanctions pénales, les sept associations appellent à supprimer les sanctions pénales pour usage de stupéfiants. Une peur qui n’a rien de théorique : lors d’interventions, la présence des forces de l’ordre aux côtés des secours alimente la peur d’être interpellé ou poursuivi. Un frein majeur à l’appel aux secours, alors même que chaque minute compte.

Si le chemsex rend ces situations particulièrement visibles, l’enjeu concerne l’ensemble des usages de drogues. Dépénaliser l’usage ne revient pas à banaliser les risques, mais à lever un obstacle à l’accès aux soins et à replacer la santé publique au cœur des politiques en matière de drogues.

Lire la tribune : Chemsex : dépénaliser l’usage de drogue pour sauver des vies (Tếtu, 2/3/2026)

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